Ce que la phase de cartographie va effectivement chercher
La grille n'est pas arbitraire : elle suit ce que la spécification UCP demande à un marchand de publier. Un
audit de readiness consiste à confronter l'existant à ces attendus, point par point.
Le profil et la négociation de capacités
UCP fonctionne par négociation : une entreprise publie un profil décrivant ses capacités et ses
services, et la plateforme découvre dynamiquement ce qu'elle peut faire avec elle. L'audit vérifie donc moins
« avez-vous une API » que « qu'annoncez-vous être capable de faire, et est-ce exact ». Les capacités sont
nommées en domaine inversé, ce qui permet à un acteur d'ajouter une extension sous son propre
namespace sans comité d'approbation central. Une gouvernance décentralisée, donc, mais qui suppose de savoir ce
qu'on déclare. Établi
Les transports
La spécification définit les services en REST et en JSON-RPC, et supporte
plusieurs couches de transport pour l'interopérabilité. La question d'audit n'est pas « faut-il choisir » mais
« lequel votre stack peut-elle exposer sans réécriture ». C'est souvent là que se joue l'écart entre un chantier
de trois semaines et un chantier de six mois.
Le checkout et ses points de rupture
La session de checkout expose un statut qui pilote l'agent, avec les états incomplete,
requires_escalation, ready_for_complete, complete_in_progress,
completed et canceled. Les erreurs sont classées par gravité : récupérable,
nécessitant une saisie de l'acheteur, nécessitant une revue, ou irrécupérable.
L'audit cartographie ici vos vraies conditions de rupture, celles que vos équipes connaissent
et qui ne sont écrites nulle part : vérification d'âge, seuil de signature, zone de livraison, produit soumis à
ordonnance, dérogation tarifaire. Chacune doit trouver sa place dans requires_escalation plutôt que
de casser le parcours. C'est le livrable le plus utile de la phase I, et celui que les marchands sous-estiment
le plus.
Le paiement, instruments et handlers
UCP sépare les instruments de paiement des handlers qui les mettent en œuvre.
Cette séparation est ce qui permet à un marchand de changer de prestataire sans renégocier son intégration
agentique. L'audit vérifie que votre chaîne actuelle supporte cette distinction, ou ce qu'il faudrait pour
qu'elle la supporte. Établi
Deux points de cadrage évitent des mois de discussion inutile en comité. Le vendeur de record ne change
pas : vous restez le vendeur. Et la capacité Checkout n'introduit pas d'obligation de
conformité PCI DSS pour les paiements par carte. La question « perd-on la main sur la transaction »
a donc une réponse écrite, et elle est non.
L'éligibilité et le degré d'autonomie
UCP prévoit une vérification d'éligibilité : des claims doivent être résolus avant
qu'une transaction aboutisse. C'est le mécanisme des prix contractuels, des restrictions géographiques et des
conditions client. L'audit recense ce que vous conditionnez aujourd'hui, et si c'est exprimable.
Enfin, le curseur d'autonomie se règle en un seul endroit : la commande doit être finalisée manuellement par
l'utilisateur dans une interface de confiance, sauf si l'extension AP2 Mandates est supportée.
Un marchand qui vise le réassort automatique a besoin des mandats AP2.
Un marchand qui vise la découverte assistée n'en a pas besoin. Cet arbitrage, posé en phase III, change le coût
du projet du simple au triple. Établi
Sources : spécification UCP, vue d'ensemble
et capacité Checkout, version 2026-04-08.
Pour la mise en œuvre, voir le guide d'implémentation et les
cas d'usage par typologie.